


Vues du Mont-Blanc est une série de cartes postales françaises, éditées de manière industrielle, sur lesquelles figure le Mont-Blanc. Elles composent une collection commencée en juillet 2017 et sont classées en fonction de leur région d’origine dans une mallette comportant des intercalaires. Chaque carte postale correspond à un déplacement personnel dans la ville représentée. Elle a été choisie selon des critères établis par protocole : elle doit être de format paysage, comporter le nom de la ville sur son recto, ainsi qu’ un espace dédié à la présence du Mont-Blanc. La première région, Auvergne-Rhône-Alpes, est la seule qui contienne des cartes postales sur lesquelles le Mont-Blanc est reproduit industriellement, puisqu’elle est la région dans laquelle se trouve ce massif montagneux. Pour les villes de Sallanches et Passy, situées face au Mont-Blanc, la quantité de cartes postales est importante. Elles sont toutes différentes et ont été éditées à des époques différentes. La plus grande partie des cartes postales accueillent un Mont-Blanc qui a été ajouté manuellement à l’aide du Petit Tampon Mont-Blanc. Celui-ci a été enduit d’encre d’imprimerie blanche à l’aide d’un pinceau puis pressé sur la carte postale de manière à s’intégrer dans le paysage représenté. Quelques touches de pinceau supplémentaires ont contribué à rendre cette intégration optimale. Au cours du séchage, assez lent sur papier glacé, l’encre s’étale ou se rétracte, apportant à la carte postale un aspect inattendu. L’encre peut s’étendre au-delà de son emplacement d’origine et déborder sur des bâtiments, comme des coulées de lave engloutissant la ville petit à petit. Le Mont-Blanc prend alors un aspect monstrueux. Lorsqu’elle se rétracte, l’encre tend à faire éclater le Mont-Blanc dans un joyeux feu d’artifice. Lorsqu’elle reste posée bien épaisse à son emplacement d’origine et qu’elle contraste avec le bleu du ciel, le Mont-Blanc apparaît comme un intrus. L’encre peut aussi rester très diluée et se confondre avec les nuages. Le Mont-Blanc prend alors l’aspect d’un esprit venant hanter la ville. Toutes les cartes postales sont conservées, quelqu’en soit le résultat obtenu. Le hasard révèle souvent bien les choses.