Saint-Gervais, du 20 au 27 juillet 2022
Sophie Guyard Jabaud invite des artistes venant de divers horizons à exposer des œuvres en relation avec le thème de l’exposition. Peinture, sculpture, gravure, sérigraphie, pastel, photographie, musique, vidéo, écriture, lecture, installation, performance…
Cette exposition a pour vocation de mettre en relation les œuvres, les personnes, les lieux, et permet un dialogue essentiel entre œuvres et humains.
Araignées
Techniques mixtes, encadré 50×70 cm, 2017
Cinq découpages, encadrés 24×30 cm, 2022
« … Mais vivre ici, c’est aussi pouvoir s’arracher, en partir, revenir, partir, revenir.
Être attachée par ici, par le Mont Blanc – araignée.
Je tombe : ses filets me retiennent.
Je pars : ses fils m’en empêchent.
Alors je pars. Je reviens »


Ces travaux ont été réalisés selon l’invention de René Passeron, les inimages. Comme nous l’indique le Dictionnaire général du surréalisme et de ses environs (PUF) :« Le préfixe in est choisi pour son double sens : négation et contenu. Passeron part en effet d’une seule image de base qu’il découpe au rasoir. […] les inimages de Passeron naissent d’un détail repéré dans l’image-mère, qui le contenait en l’occultant. »
À partir de cet indice sollicitant nos « facultés hallucinatoires », une nouvelle image s’organise qui manifeste aussi bien l’inconscient du découpeur que celui du photographe initial.
Traces d’ombre sur la peau
50 x 65cm, gouache, acrylique et feutre sur papier de Chine, texte, 2015

Vanité
Série de trois photomontages 8x10cm encadrés, 2014/2022
Les peintres baroques aimaient à rappeler la fragilité de la vie… Ce qui fonde aussi sa préciosité. Et si ces motifs macabres qu’ont placés les peintres baroques dans leurs natures mortes étaient, en réalité, des images de célébration de la vie ? Telle est l’ambivalence des « vanités », ces représentations allégoriques de la fugacité de nos existences…

Ubiquité
Hybridation de cartes postales,10x15cm, cadre 22x32cm, Mars 2022
“Mais vivre ici, c’est aussi pouvoir s’arracher, en partir, revenir, partir, revenir.”
Trousseau
Installation, draps brodés issus du trousseau de mariage de ma mère et de ma grand-mère maternelle, dimensions variable, juillet 2022
Dès qu’une fille naissait dans un foyer, les femmes de sa famille, puis la jeune fille elle-même, commençaient à assembler son trousseau de mariage en réalisant et confectionnant un certain nombre de pièces tissées nécessitant filature, couture et broderie. Une fois le trousseau achevé, le voisinage était convié à venir l’admirer.

Shooting 2
Performance participative en écho à celle proposée pour l’exposition Féminilité de Passy. Les visiteurs sont invités à utiliser les draps pour une pose. L’instant est immortalisé par une photo développée immédiatement avec une petite imprimante Polaroïd. La photo est ensuite collée sur la fresque murale.











