Saint-Gervais, du 24 au 31 juillet 2021
Du 24 au 31 juillet, en salle d’exposition Geo Dorival, Sophie Guyard Jabaud invite 15 artistes venant de divers horizons à exposer des oeuvres entrant en correspondance avec sa propre recherche plastique sur le Pays du Mont-Blanc. Peinture, sculpture, gravure, sérigraphie, pastel, musique, vidéo, écriture, lecture, installation…
« Je garde en mémoire une phrase de Sophie Guyard Jabaud qui vit face au Mont-Blanc: ‘’Où que j’aille, quel que soit le lieu, ma montagne me suit, elle m’habite, me hante’’…/..
Sophie nous invite dans son lieu, elle rend ainsi possible par le biais de l’exposition intitulée Correspondances au Pays du Mont-Blanc une rencontre de plusieurs lieux en un même et unique lieu. Cet évènement offre une mise en relation entre les œuvres, les personnes, les lieux, un dialogue essentiel entre œuvres et humains. » Amel Chaggour
Yukata
Tissu imprimé, fil, mannequin de couturière, 2017
Mon travail sur le Mont-Blanc m’avait amenée à faire de nombreuses recherches sur le Japon, Hokusaï et le Mont Fuji. La fonction symbolique du Kimono m’intéressait.
Les kimonos anciens étaient décorés par des motifs traditionnels porteurs de symboles. Les peintres réalisaient des catalogues de décors que les clients choisissaient. Le tissu était alors imprimé, suivant différentes techniques manuelles au pinceau ou au pochoir, avant d’être taillé et assemblé.

Et l’homme créa le Mont-Blanc
Grès, techniques mixtes
Pièce réalisée avec l’aide de Gabriel Grandjacques et Joëlle Penault
à St Gervais en septembre 2020
Et l’homme créa le Mont-Blanc est le titre d’un ouvrage relatant une action menée dans le cadre du programme INTERREG II France-Italie-Suisse. Il fait référence au livre L’Invention du Mont-Blanc, de l’historien Philippe Joutard, directeur scientifique du projet. En effet, alors que certains pourraient dire « C’est Dieu qui a créé le Mont-Blanc », il s’avère que tant que l’homme ne s’y est pas intéressé, le Mont-Blanc n’était pas nommé et ne figurait pas sur les cartes. Pendant des siècles, cette montagne qui n’était d’aucune utilité n’a pas été individualisée. C’est au XVIII ème siècle que l’homme a créé le Mont-Blanc. De Saussure, grand géologue et grand écrivain Genevois rêvait de gravir cette montagne depuis l’enfance. Bourrit, un autre Genevois passionné, a écrit des livres sur la vallée de Chamonix et a fait des gravures, des dessins… Et puis ce sont les gens autour du Mont-Blanc qui ont commencé à en parler : voyant l’intérêt que les Genevois et les Anglais avaient pour le Mont-Blanc, le docteur Paccard s’est mis lui aussi à étudier la question. L’intérêt est devenu de plus en plus grand pour cette montagne qui était jusqu’alors complétement ignorée. Ce sont ces hommes qui ont en quelque sorte « lancé le Mont-Blanc » comme on a plus tard « lancé la Côte d’Azur ».
Le grès est un matériau céramique caractérisé par une très grande dureté et une excellente résistance aux agressions chimiques ou climatiques. Cette résistance est obtenue par la cuisson à une température supérieure à 1 200°C d’une pâte généralement composée d’une terre glaise mêlée à des grains de sable fin. Le grès apparaît en Chine et est introduit en occident au XIV ème siècle. Son étanchéité le destine très tôt au stockage des liquides. Mais ces caractéristiques ne l’empêchent pas de créer fêlures crevasses. Le travail de cette pièce, uniquement à la main à partir d’un bloc de terre façonné et creusé est à l’origine de ses irrégularités et de son unicité.
1786 : Jacques Balmat / 1808 : Marie Paradis / 1838 : Henriette d’Angeville /1860 : drapeau tricolore au sommet / 1892 : catastrophe poche d’eau / 1912 : TMB jusqu’au Nid d’Aigle / 1950 : Malabar Princess / 2020 : arrêté DDT-2020 Mont-Blanc site d’exception






Mots Doux
Proposition d’œuvre participative
Il s’agit pour les visiteurs d’écrire un mot doux à l’attention du Mont-Blanc et de le glisser à l’intérieur en soulevant son couvercle. Un message bienveillant, un compliment, un souvenir heureux…
Vues du Mont-Blanc
Série de cartes postales, encre d’imprimerie, depuis 2017 Vues du Mont-Blanc est une série de cartes postales sur lesquelles figure le Mont-Blanc. Elles composent une collection commencée en juillet 2017. Chaque carte postale correspond à un déplacement personnel dans la ville représentée. Elle a été choisie selon des critères établis par protocole : elle doit être de format paysage, comporter le nom de la ville sur son recto, ainsi qu’un espace dédié à la présence du Mont-Blanc.

Voyages au Pays du Mont-Blanc
Installation participative, depuis 2018. L’installation est composée essentiellement de cartes postales que j’ai achetées et transformées. Je réalise depuis 2017 une très grande quantité d’images sur lesquelles figure le Mont-Blanc. Elles constituent des séries qui sont exposées sur la table. En opposition ou en complémentarité à ces petites images, j’ai réalisé une grande tenture murale sur laquelle les lignes tracées à la peinture suggèrent la silhouette du Mont-Blanc tel que je le vois de chez moi. Les visiteurs sont invités à choisir une ou plusieurs cartes postales et à les afficher sur la tenture murale.

Fragments d’un voyage aux Alpes
Monotypes, techniques mixtes,
réalisés dans l’atelier de Cécile Beaupère à Voiron, 2019
Voici que vous pénétrez dans la montagne, 30 x 40 cm
Jusqu’ici vous n’aviez fait que voir les Alpes; maintenant vous commencez à les sentir, 25 x 32 cm
Ces lieux où l’homme lui-même est contraint de reculer, 25 x 32 cm
Ici tout se transforme, rien ne meurt. Une ruine de montagne est encore une montagne, 30 x 40 cm
Série de 4 estampes accompagnant le texte de Victor Hugo lu par Michèle Perrussel.
Lors de ce voyage en aout 1825, l’auteur tint un journal dans lequel il relata son périple pour se rapprocher du toit de l’Europe : le Mont-Blanc.




Presse
